DESTINATION DANGER
Après Guingamp et Amiens, l'Estac va se frotter ce vendredi au SCO d'Angers, un adversaire d'un autre calibre. Mais cette fois, l'opposition devrait être différente. Même si Angers reste dans le milieu footballistique une référence par rapport au passé du club du Maine-et-Loire, c'est en qualité de promu qu'il se présentera sur la pelouse du Labourat, avec tout ce que cela sous-entend de prudence, de résistance et de renforcement du secteur défensif. A l'Estac de trouver la recette pour faire sauter le verrou angevin.
Angers avec un seul attaquant
Battu lors de ses deux premiers matches, le SCO, qui n'avait été assuré définitivement d'évoluer en Ligue 2 que la veille du début du championnat, occupe déjà la dernière place. Avec le maintien comme seul objectif, le club du jeune président (29 ans) Willy Bernard, a vite besoin de se rassurer et de commencer sa moisson de points, car, pour le moment, il est le seul, avec Gueugnon et Libourne Saint-Seurin, à ne pas compter la moindre unité. Bien qu'il s'en défende, l'entraîneur, Jean-Louis Garcia va certainement d'abord s'attacher à resserrer son bloc défensif. Le fait que les visiteurs ne déplacent que deux véritables attaquants, Do Marcolino et Perbet, est plutôt révélateur. D'autant que seul le premier nommé devrait débuter.
De nouveaux joueurs d'expérience
Il serait cependant trop simpliste de réduire la formation angevine à une équipe qui n'aurait que comme unique souci celui de défendre. A un effectif assez jeune, le staff visiteur a ajouté cette saison quelques joueurs possédant déjà un vécu intéressant. C'est le cas de Lécluse, longtemps fidèle à Nancy, et qui a choisi d'apporter son expérience au SCO. Son association future avec Blaise Kouassi devrait être très efficace, la robustesse défensive de l'ancien troyen, qui ne pourra cependant pas faire ses débuts contre son ancien club puisque suspendu, constituera incontestablement un plus, pour la meilleure défense du National, la saison passée. Avec Brunel, ancien lillois et sochalien, et Ben Khalfallah, un joueur qu'à lancé, en son temps, Denis Troch à Amiens, le milieu de terrain trouve de nouveaux arguments. Enfin, en attaque, déjà présent la saison passée et auteur de 26 buts, Do Marcolino représente une menace permanente.
Denis Troch : « Il faut se lâcher ! »
Denis Troch, satisfait du comportement collectif de son équipe à Amiens, n'a pas caché, par contre, sa déception quant au comportement individuel de nombre de ses joueurs. Il met notamment la pression sur ceux qui sont les dépositaires de la construction du jeu, ainsi que sur les attaquants : « Il faut se lâcher ! » tance-t-il. Multiplier les enchaînements, harceler la défense adverse, et donner du rythme, seront les thèmes principaux d'une rencontre qui ne gagnera en spectacle que si les Troyens s'empare de la maîtrise du jeu.
Avec le public en renfort
Par rapport au match d'Amiens, l'entraîneur troyen n'a apporté qu'une modification. Il a ainsi, pour la première fois, appelé Stéphen Drouin dans le groupe. Pour l'international espoir, cette apparition marque la fin d'une longue période noire et réjouit tous ceux qui ont apprécié les gros efforts de Stéphen, par ailleurs charmant garçon. En dehors des consignes données à ses joueurs, Denis Troch attend aussi beaucoup du public du stade de l'Aube : « Je sens que ce public à un gros potentiel. Il ne lui manque pas grand-chose pour être l'un des tous bons de notre championnat. Et je sais ce que je dis. Nous, nous avons fait le premier pas. J'ai briefé les joueurs pour qu'ils soient plus proches de nos supporters. On ne se rend pas suffisamment compte de l'importance que peut avoir un public sur le déroulement d'un match et sur le comportement des joueurs, surtout en matière de confiance, et en particulier en Ligue 2. Ensemble, on peut relever tous les défis. Avoir un public derrière soit, c'est un gros atout pour une équipe, et, je n'ai pas peur de le dire, c'est la garantie, à l'arrivée, de quelques points supplémentaires. »
Alors, ce soir, une bonne équipe et un bon public, en parfaite osmose, cela peut rapporter gros. A condition, bien sûr, que les Angevins n'aient pas le mauvais goût de gâcher la fête. Mais le stade de l'Aube, saura pousser son équipe et l'accompagner dans la victoire. Comme on le chante à Anfield Road, le temple mythique de Liverpool : « Vous ne marcherez jamais seul. »
LE GROUPE ANGEVIN
Jean-Louis Garcia emmène 20 joueurs à Troyes. Il ne déterminera les seize qui figureront sur la feuille de match que sur place. A noter que, s'il est qualifié, l'ancien troyen Blaise Kouassi pourrait faire ses débuts sous le maillot angevin.
Gardiens : Cousin, Padovani.
Défenseurs : Ahou, T. Cygan, Djellabi, Fall, B. Kouassi, Lécluse, Leray, Ongoly.
Milieux : Auriac, Ben Khalfallah, Bourgaud, Brunel, Moussi, Sola, Stéphan, Tribeau.
Attaquants : Do Marcolino, Perbet.